Doit-on prêter ses livres ?

D

Je veux toujours partager ma passion lecture à trois heures du mat’.

En fin de soirée, je me retrouve très souvent perchée sur un fauteuil à chercher LE livre que je veux prêter à mon ami(e) sur le départ.  Est-ce l’alcool ou une confiance en moi exagérée (peut-être y voir une relation de cause à effet), je veux toujours partager ma passion lecture à trois heures du mat’ et me sens fière comme Artaban lorsque mon invité repart avec une pile de romans sous le bras. Persuadée que mes conseils de critique littéraire avinée changeront à jamais sa perception du monde de l’écrit.

Quelle erreur n’ai-je pas commis ? Parce qu’en fait prêter un livre, c’est risquer de :

– le retrouver corné. (Est-ce que je rends les pantalons de mes amies avec un nouvel ourlet, moi ?)

– le retrouver « stabiloté ». (Franchement, certaines personnes semblent si passionnées par leur lecture qu’elles ne peuvent s’empêcher de surligner en vert fluo certains passages. Comme s’ils feuilletaient leur Lonely Planet rubrique hôtel.)

– le retrouver déçu. L’ami hein, pas le livre. Il n’a pas été convaincu par ton roman « préféré de toute la vie ». Douleur d’un coup de poignard dans le cœur. L’ingrat n’est pas à la hauteur de tes lectures, assurément.

– ne pas le retrouver. Le livre hein, pas l’ami. Parce que mille fois tu as songé à créer une petite fiche style bibliothèque pour te souvenir à qui et quand tu as prêté tel livre. Et puis bon. Tu as eu peur de passer pour une désaxée. Donc tu as fait confiance à ta mémoire. C’était sans compter qu’à trois heures du matin, ton taux d’alcoolémie n’atteint pas le niveau de la mer. Un peu plus le Mont Gerbier de Jonc. Alors, évidemment impossible de se souvenir qui est l’infâme qui ne t’a jamais rendu Mon chien stupide de John Fante. Et tu enrages car tu apprends qu’il n’est plus édité. Alors trop c’est trop, tu décides d’arrêter de prêter tes bouquins. Jusqu’à la prochaine bouteille de vin…

A propos de Frida

Frida

Je m’appelle Frédérique (ou Frida) et je suis productrice de contenu rédactionnel.

J’ai lancé mon activité freelance en 2014 après avoir été consultante en relations presse – relations publics au sein d’agences de communication à Lyon, Paris et Genève.

Par Frida

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Je m’appelle Frédérique (ou Frida) et je suis productrice de contenu rédactionnel.

J’ai lancé mon activité freelance en 2014 après avoir été consultante en relations presse – relations publics au sein d’agences de communication à Lyon, Paris et Genève.

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