Et si on se décomplexait ?

E

Rien à voir avec l’arrivée du printemps et l’assumation des ondulations de ma peau post-raclettes hivernales (et bon nombre de bouteilles de rouge évidemment). Non. On laisse le corps tranquille et on monte illico au niveau de la tête.

Je ne sais pas si vous êtes au courant mais on ne parle que de Nabilla à Livre Paris. En fait, on ne parle que de l’émeute créée par Nabilla à Livre Paris. Non mais allô quoi ! Nabilla qui fait de l’ombre à toutes les « grandes » plumes ? Est-ce que j’aurais pu imaginer un tel scénario lorsque j’arpentais les allées de ce salon en compagnie de mon grand-frère il y a quelques années, sirotant du champagne et en me faisant ouvertement draguer par Jean-Pierre Mocky ? Certainement pas ! Ces grand-messes littéraires étaient, à mes yeux, l’occasion de rencontres et d’écouter quelques-unes de mes idoles. Ou des écrivains qui me paraissaient bien loin de mon niveau de « petite » lectrice. L’univers de la littérature était, pour moi, peuplé de monstres sacré, des demi-dieux que je ne pouvais que vénérer, moi qui doute encore sur l’accord du verbe avoir selon la présence d’un COD ou COI dans une phrase.

Car finalement, la romance, c’est un peu comme la chenille.

Puis un jour, j’ai une discussion avec ma tante (qui a une bibliothèque de dingue – et je parle aussi bien du meuble que de ce qui le remplit !). Et je lui dis « et toi, c’est quoi ta littérature honteuse ? » Et elle, de me répondre, entre interrogation et agacement « il n’y a aucune littérature honteuse. Tout est bon à lire ! » Résultat : je me suis bien pris mon snobisme dans les dents que j’ai ramassé une par une et me suis laissée dévorer par la honte. Mais c’était vrai, il y avait pour moi des littératures à lire plutôt en cachette. Style « c’est bon la honte ». Des genres, des écrivains, des styles que, bêtement, je n’assumais pas.

Cette année, le Salon du livre de Genève fait la part belle à la romance. Alors, si comme moi, lire ce mot vous met directement en connexion avec Lady Gaga, tracez votre route. Ou continuez de lire en fait. La romance, je ne percutais pas du tout. Jusqu’à ce qu’on me sorte le nom. LE nom. Harlequin. Les mythiques Éditions Harlequin et leurs couvertures inoubliables. Les Éditions Harlequin qui font vibrer les cœurs de toutes les romantiques depuis 1978. Mais ce n’est pas tout. J’apprends par la même occasion que la romance n’est pas restée bloquée à l’idylle entre le charpentier et la jeune oie blanche désœuvrée. Non. La romance s’est multipliée, s’est diversifiée, s’est modernisée ! Et elle fait un sacré tabac chez les jeunes qui dévorent sans répit ces romans érotico-romantiques ! Comment cette littérature que les femmes se passaient sous le manteau rougissantes d’un plaisir coupable s’est muée en succès planétaire et lecture plus qu’assumée ? Passé le choc et après avoir fait des recherches et interrogé des spécialistes, j’ai finalement trouvé cette montée en puissance fabuleuse. Car transgressive. Assumée. Forte. Belle. Et j’aurais aimé, à l’époque, faire preuve d’autant de liberté. Alors, bravo les lectrices !

Car finalement, la romance, c’est un peu comme la chenille. Une chanson qui se traîne un passé si lourd et si honteux. Et qui a su imposer toute sa splendeur et son énergie il y a quelques années grâce à une poignée d’amis qui a arpenté des kilomètres de pavés « les mains accrochés à la taille ».  Sous le regard médusé des passants, des invités, des « autres ». Une chanson qui a regagné ses lettres de noblesse avec un article dédié dans « Grazia ». Excusez du peu. Une chanson qui rend heureux et franchement, rien que pour ça, ça vaut la peine de mettre les deux pieds en canard !

A propos de Frida

Frida

Je m’appelle Frédérique (ou Frida) et je suis productrice de contenu rédactionnel.

J’ai lancé mon activité freelance en 2014 après avoir été consultante en relations presse – relations publics au sein d’agences de communication à Lyon, Paris et Genève.

Par Frida

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Je m’appelle Frédérique (ou Frida) et je suis productrice de contenu rédactionnel.

J’ai lancé mon activité freelance en 2014 après avoir été consultante en relations presse – relations publics au sein d’agences de communication à Lyon, Paris et Genève.

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