Les sagas sont-elles casse-gueule ?

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On ne l’attendait pas vraiment, voire pas du tout, mais les producteurs n’ont pas résisté à nous en remettre une couche. « Les visiteurs, La révolution » est bel et bien arrivé sur les écrans. Et n’a certainement pas fait l’unanimité au sein des critiques. Sophie Marceau le dit pourtant tellement bien dans le film « Pour Sacha » : « Quand on aime il faut partir ». Alors pourquoi s’acharner ? Massacrer ce qui aurait pu rester une belle parenthèse en la transformant en une agonie douloureuse et pathétique ?

Les réalisateurs/écrivains ne SAVENT-ils pas, n’ARRIVENT-ils pas ou CHOISISSENT-ils de ne pas s’arrêter ? Et nous, lecteurs/spectateurs, sommes-nous les dindons de la farce ou les complices pervers d’une histoire interminable qui finirait en intoxication alimentaire à force de singer Valérie Lemercier dans l’exquis Palace (« Je reprendrai bien de cette merde. ») ?

Mais comme toute bonne histoire d’amour, il y a aussi le pervers « c’est détestable donc merveilleux ».

En fait, comme toute bonne histoire d’amour, il est bien difficile de trouver la limite. Cette fameuse limite qu’il faut respecter pour ne pas transformer le merveilleux en détestable.  La Bicyclette bleue, dix romans, a su justement nous faire traverser une adolescence étoilée de mille fantasmes  grâce à une Léa chaude comme la braise et un François mystérieux et dominateur. Au final, un apprentissage de la vie (oui, oui, le désir sexuel est toujours augmenté lors de conflits sanglants) et des leçons d’histoire (Seconde Guerre Mondiale, Vietnam, Cuba, Algérie… Ou comment cartonner au Bac mention Desforges). A caser donc dans la catégorie « merveilleux ». Les  Rougon-Macquart de Zola… Vingt romans racontant « l’histoire naturelle et sociale d’une famille sous le Second Empire ». Déjà Germinal ne donnait pas forcément envie de vivre mais là on flirte méchamment avec de la torture pure et simple. Dans le genre « quand y’en a plus, y’en a encore », « La grande Bouffe » de Ferreri semble être, à côté, une ode à la digestion facile et rapide sous St Yorre. A caser donc dans la catégorie « détestable ».

Mais comme toute bonne histoire d’amour, il y a aussi le pervers « c’est détestable donc merveilleux ». Au pif, Game of Thrones. C’est long, douloureux mais addictif. On n’y comprend plus rien, on mélange toutes les familles, les repères géographiques mais la date de sortie de chaque tome/épisode éclipserait limite celle de l’anniversaire de notre mère.

La pub clamait : « un verre, ça va ; trois, bonjour les dégâts ». Evidemment, rien n’est aussi simple en littérature. Une suite peut être à l’origine d’un avortement d’une future-ex saga. Un septième tome peut encore enflammer les foules. Une trilogie peut contenter tout le monde. Bref, qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse ! Perso, je suis plutôt attirée par un « one shot » mais le plaisir peut se trouver partouze. Heu. Partout.

A propos de Frida

Frida

Je m’appelle Frédérique (ou Frida) et je suis productrice de contenu rédactionnel.

J’ai lancé mon activité freelance en 2014 après avoir été consultante en relations presse – relations publics au sein d’agences de communication à Lyon, Paris et Genève.

Par Frida

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Je m’appelle Frédérique (ou Frida) et je suis productrice de contenu rédactionnel.

J’ai lancé mon activité freelance en 2014 après avoir été consultante en relations presse – relations publics au sein d’agences de communication à Lyon, Paris et Genève.

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